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CANCER : TIRER LA PATIENTE VERS LE HAUT -

Cancer du sein:le CHU Ambroise Paré de Mons organise un mois de sensibilisation

 

Parce qu’on enregistre 300 décès par an en Hainaut et que près de 1300 nouveaux cas sont détectés dans le même temps, Octobre Rose est plus que jamais nécessaire pour informer et sensibiliser chaque femme. Au CHU Ambroise Paré, on propose depuis ce lundi toute une série d’ateliers et d’activités afin d’aborder la maladie ensemble et sans tabou.

Martine Houart est venue témoigner de son « nouveau départ ». « J’ai 62 ans et j’ai été dépistée il y a près de 10 ans. La première phase a été de répéter encore et encore ce mot CANCER, jusqu’à mettre ce mot de côté. Ce cancer m’a permis de réaliser des choses, des rêves de jeune fille comme publier un roman. J’avais déjà l’écriture en moi mais la maladie m’a permis d’oser et de m’ouvrir davantage aux autres. Je remarque souvent chez les patientes cette volonté de rebondir, cette résilience ».

 Un stand et des ateliers parce que le cancer du sein concerne toutes les femmes – © Marie-Anne Brilot 

 

Des progrès constants dans les traitements

Derrière la table installée dans le hall d’entrée du CHU, Martine et d’autres patientes partagent leur expérience, des infirmières qui travaillent au sein de la Clinique du Sein informent et sensibilisent au dépistage notamment.

Le dépistage pose toujours problème dans la province du Hainaut sans que l’on puisse en expliquer vraiment les raisons, « raisons peut-être liées au contexte socio-économique », explique le Dr Vincent Richard, oncologue et coordinateur de la Clinique du sein. Et de nous expliquer les progrès constants pour guérir le cancer du sein, progrès dans la chirurgie « moins mutilante » mais aussi dans les traitements.

« La radiothérapie, les fameux rayons qui réduisent les risques de récidive et dont les techniques ne cessent d’évoluer avec beaucoup moins d’effets secondaires », confirme le Dr Richard, « et puis il y a les traitements médicamenteux comme l’hormonothérapie, la chimiothérapie que l’on a appris à maîtriser au cours du temps avec des traitements qui font mieux supporter les séances, enfin il y a les nouvelles thérapies ciblées qui attaquent le plus précisément possible la cellule cancéreuse, elles sont vraiment efficaces et c’est là qu’on a vraiment marqué des points contre la maladies ces derniers temps ».

Tirer la patiente vers le haut 

Pour supporter les traitements, toute une série d’outils ont été mis en place par Ginette Kruppa, infirmière à la Clinique du sein, elle travaille depuis près de 20 ans avec des patientes atteintes d’un cancer du sein.

« Kiné, sophrologie, hypnose, soins esthétiques, on propose à la patiente de l’accompagner et de la tirer vers le haut et la guérison. Qu’elle reste une femme aussi pendant les soins parfois très difficiles à supporter et à vivre ». 

Martine en est consciente, « si je parle d’une façon aussi optimiste sur ma maladie, c’est évidemment parce que je vais bien mais c’est sûr que quand la période des contrôles approchent, il y a le doute, la crainte que quelque chose ne vienne troubler et casser cet enthousiasme ». Une femme sur neuf sera confrontée au cancer du sein entre 50 et 75 ans.

 
 
 

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